09 · Yamaguchi · mobilité, parenté et blessures
Trois cents vies dans le sable
Les squelettes Yayoi de Doigahama
Les restes d'environ trois cents personnes permettent d'étudier leur alimentation, leurs liens de parenté et leurs déplacements.
Documentation du musée · lecture publique et gratuite, sans inscription.
Reconstruction générée · Hypothèse visuelle formulée
Reconstitution visuelle déclarée destinée à la contextualisation muséographique ; il ne s’agit ni d’une photographie de l’original ni d’une preuve documentaire.
Histoire et contexte
Dix-neuf campagnes ont recueilli les restes d'environ trois cents personnes à Doigahama. Les études de la forme osseuse, des isotopes et de l'ADN permettent d'étudier la parenté et les déplacements entre l'archipel et le continent avec une résolution croissante.
Certains squelettes Yayoi présentent plus fréquemment des lésions d'armes que les Jomon étudiés, compatibles avec des sociétés plus conflictuelles. Cela n'autorise pas à diviser la population en races fixes : migrants et communautés locales se sont mêlés de façons régionales et prolongées.
Dix-neuf campagnes ont recueilli près de trois cents individus dans le sable côtier. Plutôt qu'un squelette « type », le cimetière permet de comparer les âges, les régimes alimentaires, les parentés et les déplacements au fil des générations.
Les traumatismes produits par des tranchants apparaissent plus fréquemment que dans les échantillons Jōmon comparés. ADN, morphologie et isotopes répondent à des questions différentes et ne doivent pas être combinés pour fabriquer des catégories raciales fixes.
Ce que nous savons et ce que nous interprétons
Fait documenté : le Musée national de la nature et des sciences documente environ 300 individus, des différences morphologiques, des traumatismes et de nouvelles recherches sur l'ADN. Interprétation et précaution : l'origine individuelle, l'identité culturelle et le lien direct entre une blessure et une guerre précise exigent une analyse au cas par cas. Complément documenté : le Musée national de la nature et des sciences documente le nombre, les différences morphologiques, les traumatismes et l'analyse génétique. Interprétation et précaution approfondies : la ressemblance biologique n'équivaut pas à l'identité culturelle ; une blessure ne peut être attribuée à une guerre précise sans contexte.
Données du catalogue
- Date du récit
- Principalement IVe siècle av. J.-C.–IIIe siècle apr. J.-C.
- Lieu
- Doigahama, Shimonoseki, Yamaguchi
- Matériau
- Restes humains, coquillages, céramique et sédiments sableux
- Contexte
- Cimetière côtier et laboratoire bioarchéologique
- Lecture curatoriale
- Le fait documenté et son interprétation sont présentés séparément dans le bloc de preuves.
- Échantillon
- Les campagnes ont recueilli les restes d'environ 300 personnes.
- Traumatisme
- Plusieurs individus présentent des lésions mortelles ou périmortem causées par des instruments tranchants.
- Méthodes
- La morphologie, les isotopes et l'ADN offrent différentes échelles de mobilité et de parenté.
- Couverture documentaire
- 2 sources issues de musées, du patrimoine, de corpus primaires ou de la recherche pour cette étape.
UN MÊME THÈME, DIFFÉRENTS MOMENTS
Des pièces reliées à travers le temps
Suivez un thème à travers les collections. Une étiquette commune permet de comparer des pièces ; elle ne prouve pas qu’une culture en a influencé une autre.
L’ordre utilise le milieu de chaque intervalle de dates approximatives ; les intervalles peuvent se chevaucher. L’espacement ne représente pas le temps écoulé. Faites glisser, faites défiler ou utilisez les flèches. Lorsque la séquence est sélectionnée, utilisez ← / →, Début ou Fin.
LA PIÈCE ACTUELLE
Sa date ne permet pas de la situer avec suffisamment de certitude dans la séquence. Nous la conservons ici, séparée des pièces datées.
Principalement IVe siècle av. J.-C.–IIIe siècle apr. J.-C.
Trois cents vies dans le sable
Yayoi
Cimetière de plusieurs phases, non pièce individuelle.
Fiche actuelleRestos y estudios humanos3 piezas fechadas

vers 2550–2030 av. J.-C.
Cimetière R-37
Indus
Intervalle du cimetière et de son ensemble funéraire.
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vers 1700/1650–1200 av. J.-C.
Osmankayası et Ilıca
Hittites
L’enveloppe des alternatives numériques explicites sert de cadre indicatif de classement : début vers 1700 ou 1650 av. J.-C. et fin vers 1200 av. J.-C. ; cadre d’ensembles funéraires, et non date unique de fabrication.
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vers 400 de notre ère
Kabusanza, vers 400
Batwa / Twa
Date approximative du contexte de Kabusanza ; aucune attribution ethnique automatique.
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Un regard de plus près
Lecture d’environ 1 min · Sections: 1. Lecture approfondie et sources · accès gratuit. Révision éditoriale enregistrée : .
Un génome ne représente pas tout un cimetière
Une étude publiée en 2024 a séquencé le génome nucléaire d'une personne de Doigahama et l'a comparé à des populations anciennes et actuelles. Elle a identifié des affinités liées à Jōmon, à l'Asie orientale et au nord-est sibérien ; parmi les populations extérieures à l'archipel, la comparaison coréenne s'est révélée particulièrement proche. Les auteurs ont utilisé des modèles de mélange pour étudier les migrations depuis la péninsule. Ce résultat individuel ne transforme pas l'ascendance en nationalité, langue ou identité partagée par tous les habitants Yayoi.
- Recherche · Kim et al. · Genetic analysis of a Yayoi individual from DoigahamaConsultation enregistrée: .
Lieu de conservation
Doigahama Site Anthropological Museum
Composant de l’ensemble · Musée de site
Musée de site consacré aux restes anthropologiques de Doigahama.
L’institution qui conserve l’objet est documentée ; sa présentation au public peut changer. Consultez sa fiche officielle avant une visite.
Sources et références
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